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 Michael R. Thomas, ancien maquilleur de Michael Jackson

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Magali
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MessageSujet: Michael R. Thomas, ancien maquilleur de Michael Jackson   22/10/2009, 00:39

Le 18 Septembre dernier, nous vous présentions quelques objets prochainement mis en vente par la maison de vente aux enchères Julien’s Auctions, parmi lesquels des croquis et divers collectors ayant appartenu au maquilleur Michael R. Thomas, décédé deux mois après Michael Jackson à l’âge de 59 ans. Avant sa mort, Thomas avait accepté de raconter son expérience de maquilleur sur le tournage du film The Wiz, où il avait chaque jour la lourde responsabilité de transformer Michael Jackson en Epouvantail. A partir de ces souvenirs partagés, sa femme, Christine Domaniecki, a rédigé un article pour le compte de Make-Up Artist Magazine, une revue spécialisée.
LE GENIE DERRIERE THE WIZSur le tournage de The Wiz, nous possédions des moules faits de masques réalistes en plâtre du visage de chaque acteur jouant un personnage principal (ce qui comprenait le Lion Peureux, le Bûcheron de Fer-Blanc et l’Epouvantail, interprété par Michael Jackson). Ils avaient été créés parce que chaque semaine ou presque, le studio de Stan Winston basé à Los Angeles expédiait à New York – ville où nous tournions le film – un paquet de prothèses toutes neuves en mousse de latex pour les acteurs.


Après avoir ramené celles de l’Epouvantail à la maison, j’accrochais délicatement des morceaux de mousse de latex sur le moule et je les pré-colorais. Cela permettait de gagner un temps de pose précieux quand nous étions dans la salle de maquillage des studios Kaufman à Astoria. Le fait de conserver les morceaux de mousse de latex sur le moule pendant leur peinture préalable évitait qu’ils ne se déforment, de la même manière qu’un cintre empêche les faux plis sur une veste. A l’intérieur de l’une des formes, on voit quelques touches de couleur. J’ai reproduit la couleur du maquillage de théâtre de l’Epouvantail avec de l’acrylique. J’ai aussi mis de l’acrylique sur le jabot qu’il portait parce que si j’avais utilisé du maquillage de théâtre, il aurait déteint sur son costume.

A la fin du film, nous avons été autorisés à conserver les moules. J’en avais à peu près cinq.
Tous les matins, je commençais le maquillage de Michael par la mise en place d’un faux crâne afin de maintenir ses cheveux – qui étaient finement tressés – en place. Ensuite, je posais les prothèses en mousse de latex : une sur le front, deux sur les joues, une pour le nez (qui était censée ressembler à l’emballage des chocolats au beurre de cacahuète de chez Reese), une sur le menton et une au niveau du cou. Cela durait toute la matinée et elles devaient être entretenues au cours de la journée.

Comme l’Epouvantail était un personnage type dessin animé, Michael avait beaucoup recours à des expressions faciales exagérées pour l’animer. Cette gymnastique faciale rendait très bien mais elle desserrait aussi les morceaux de mousse de latex, donc je devais recoller et repeindre le maquillage. A la fin de la journée, pour retirer le maquillage, je me tenais derrière Michael, je soulevais l’arrière du faux crâne et je le décollais peu à peu de sa tête. Le faux crâne et les prothèses en latex venaient généralement à peu près d’un seul bloc.

Ensuite, je me baissais brutalement derrière sa chaise pour qu’il ne voie pas mon reflet dans le miroir, je mettais le maquillage (qui ressemblait maintenant à un masque sinistre) sur ma main, je la levais tout doucement derrière sa tête et je l’agitais en faisant “OOODLE-OOODLE-DOOODLE-DE-OOOOHHH!” Il riait comme un fou, comme si c’était l’une des choses les plus drôles qu’il ait jamais vues. J’appréciais vraiment son sens de l’humour enfantin; je pouvais faire ou dire n’importe quelle bêtise, ça le faisait éclater de rire. Ensuite, je retirais le reste de son maquillage, la colle et les adhésifs… et c’était bon. Nous rentrions à la maison et nous préparions pour le tournage du lendemain.
JEUX ET DISTRACTIONSUn jour, pendant que nous parlions, j’ai dit à Michael que quand j’étais petit, j’avais appris tout seul à dessiner, ce qui avait sans doute marqué le début de ma future carrière de maquilleur. Il m’a demandé à voir un exemple. J’ai pris un crayon et j’ai rapidement esquissé un croquis du monstre de Frankenstein. Il l’a apprécié. Il m’a dit que parfois, lui et ses frères et soeurs jouaient à un jeu pour rompre l’ennui : l’un d’entre eux traçait quelques lignes abstraites sur un morceau de papier, le donnait à quelqu’un d’autre et disait « Bon, maintenant, à partir de ça, tu me fais un camion de pompiers… ou un arbre », etc, et l’autre devait compléter le dessin en temps limité.


Quand j’ai joué à ce jeu avec Michael, j’ai essayé de le piéger en dessinant quelques courbes qui, selon moi, ne suggéraient en rien un chat. Du moins, de mon point vue, ces courbes n’évoquaient absolument pas un chat. Je lui ai dit « Allez, fais-moi un chat à partir de ces lignes ! » En l’espace de 30 secondes, il avait dessiné un chat. Pas comme je l’aurais moi-même représenté, debout sur ses quatre pattes, mais un minou roulé en boule, endormi.

Il a ensuite fait sur-le-champ quelques dessins supplémentaires, que j’ai gardés avec son accord. L’un des dessins représentait le visage d’un homme. Il est assez incomplet et quelque peu impressionniste, mais il y a quelques similitudes frappantes entre le dessin qu’il a fait et son propre visage, des années plus tard, après qu’il ait subi tant de chirurgie esthétique.
A L’EXTERIEURQuand un maquilleur et un acteur travaillent ensemble, un phénomène se produit fréquemment : une intimité immédiate. Les maquilleurs et les coiffeurs sont un peu comme des psychiatres ou des barmans. Vous êtes dans la même pièce, physiquement proches pendant des heures, parfois pendant des jours. Comme les gens ressentent en général le besoin de parler, le sujet de conversation évolue souvent de choses banales à des thèmes très sérieux. Et même si nous n’étions tous deux ensemble que pour travailler sur un film, nous avons fini par nous connaître assez bien.


Un soir, j’ai proposé à Michael de venir dîner. Nous avons dû garder le silence à ce sujet parce que si quelqu’un l’avait découvert, la nouvelle se serait répandue comme une traînée de poudre. On était en 1978 et à l’âge de 19 ans, Michael était déjà très connu dans le monde entier. Donc il est venu dans notre appartement de Bergenfield, dans le New Jersey, avec son garde du corps armé, Spence. Le dîner était composé de poulet et, à la demande de Michael, d’une farce Stove Top (Note : il s’agit d’une farce toute prête vendue dans les grandes surfaces par General Foods).
Il a expliqué que dans sa ville natale de Gary, les gens appelaient ça le « dressin’ » (Note : version familière du mot « dressing » qui désigne la farce ou la garniture). Quand il mangeait, il s’enfonçait littéralement dans son assiette : il se mettait de la nourriture partout sur le visage, partout sur la table, partout sur ses vêtements. Il était très passionné par tout ce qu’il faisait et j’imagine que c’était la même chose pour la nourriture.

Ce soir là, nous avons passé un très bon moment. Comme je jouais un peu de la guitare, je lui ai montré comment jouer quelques accords simples sur ma guitare acoustique. Il avait toujours admiré les gens qui savaient jouer d’un instrument de musique et avait souvent rêvé d’être le guitariste principal d’un groupe de rock.

A l’époque, le comédien Robert Klein avait fait une apparition dans Saturday Night Live : il était venu avec un harmonica, avait donné le rythme au groupe en tapant du pied sur le sol et avait hurlé « Faites-moi écouter du blues ! » Le groupe s’était lancé dans l’introduction d’un morceau de blues et il s’était mis à jouer de l’harmonica avec eux, tapant du pied, la jambe battant le rythme. Au bout des 16 premières mesures, il avait décollé l’harmonica de ses lèvres et, tapant encore du pied, avait chanté « Petite chérie, je ne peux pas arrêter ma jambe… Petite fille, je ne peux pas stopper ma jambe ! » Eh bien, Michael a totalement adoré, si bien que pendant que je jouais du blues sur ma guitare, il s’est mis à taper du pied en chantait « Je ne peux pas arrêter ma jambe ! » A un moment donné, pendant qu’il chantait, il a dit « Maintenant, public, écoutez-moi ! » et j’ai explosé de rire parce qu’il était vraiment à fond dedans. De cette visite, j’ai gardé le souvenir d’un jeune homme très normal et sain.

J’ai donc pu connaître un petit peu le grand Michael Jackson. Un jour, il m’a dit que quel que soit ce qu’il faisait – travailler sur un film, faire un disque, se produire sur scène – c’était la chose la plus importante de toute sa vie au moment où il la faisait. Ca se voyait vraiment. Quel que soit ce qu’il faisait, son talent s’exprimait, dansait et chantait pour lui.

Michael était une personne totalement unique dont la vie était faite d’extrêmes. Il appréciait les choses normales, terre-à-terre, mais il avait aussi gagné une carte de membre à vie dans un club très exclusif. Son talent, façonné par une discipline continuelle, a touché le coeur d’innombrables admirateurs et a transformé la musique pour toujours. Il a été privé de son enfance ; je crois qu’il a passé le reste de sa vie d’adulte à essayer de la vivre pour la première fois. C’était un grand enfant !


Sources : Make-Up Artist Magazine

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