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 le point de vue de Tom Mesereau

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MessageSujet: le point de vue de Tom Mesereau   24/10/2009, 00:11

Voici un article où Tom Mesereau,l'avocat de MJ lors du procès Arvizo,s'exprime sur ce qu'il a vécu tout au long de cette affaire.
Il éclaircit certains points,et sans le citer il descend bien Bashir(tant mieux,n'a que ce qu'il méritait celui-là!)

Défendre Michael, article de Tom Mesereau 1/07/2009

"Le procès de Michael Jackson a été unique. Même les deux procès d’OJ Simpson et de Scott Peterson combinés n’ont pas réunis autant de médis accrédités pour couvrir l’évènement. Quand le verdict a été donné, les gens de toutes les capitales du monde étaient devant leur radio, ordinateur et télévisions. Le « King of Pop » était plus populaire que n’importe qui, incluant Elvis Presley.

Jay Leno, Chris Tucker, Macaulay Culkin, George Lopez et des célébrités moins connues ont témoigné. Larry King a témoigné en dehors de la présence du jury. Le procès a duré cinq mois, avec des témoignages de plus de 140 témoins. Des acteurs reconstituaient les faits et gestes du procès, ce qui a augmenté sa popularité.

Quand plus de 70 shérifs de Santa Barbara ont envahit Neverland en Novembre 2003, j’étais dans ma voiture, allant de Los Angeles en Californie du Nord. Je terminais des vacances de 9 jours, et j’étais prêt à reprendre la préparation du procès de Robert Blake pour un meurtre, fixé pour Février 2004. Mon téléphone s’est mis à sonner, et on m’a frénétiquement demandé d’aller à Las Vegas et de défendre Michael. J’ai refusé, parce que je ne pensais pas pouvoir gérer les deux affaires tout de suite.

Après le commencement de la sélection du jury pour l’affaire Blake, j’ai eu un désaccord sévère avec mon client, que le juge Darlene Schemp n’a pas pu résoudre. Avec bienveillance, elle a accepté que je me retire. Après une courte période, le frère de Michael, Randy, m’a appelé de nouveau, pour savoir si je pouvais défendre son frère. J’ai pris l’avion jusqu’en Floride, où j’ai rencontré Jackson pour la première fois.


En arrivant, Michael et Randy m’ont dit qu’ils avaient parlé à Johnnie Cochran à l’hôpital. D’après eux, Johnnie avait dit que j’étais le seul à pouvoir gagner. Je connaissais Johnnie, mais je n’étais pas un de ses amis proches. J’étais assez surpris qu’il ait parlé de moi en bien.

Trois semaines plus tard, on m’a dit que Michael me voulait pour le défendre, ainsi que mon associée de cabinet juridique, Susan Yu. Je suis retourné en Floride, et j’ai confirmé l’arrangement. L’aventure commençait.

La première fois que j’ai rencontré Michael, il n’a pratiquement rien dit. Il était assis un peu plus loin, et observait les autres. Je ne savais pas s’il faisait exprès de paraitre mystérieux ou si c’était sa manière à lui d’observer. A ce moment, j’avais des petites informations me permettant de juger s’il pouvait ou non avoir commis les crimes supposés.

Mon engagement a généré une énorme couverture médiatique. Un journaliste anti-Jackson est immédiatement apparu dans « The Today Show » pour annoncer que j’avais une petite amie afro-américaine et avait servi une église Noire. Les avocats que j’ai remplacés ne sont pas partis gracieusement. L’un d’eux est apparu dans « Good Morning America » pour dire qu’il était parti vonlontairement parce que des gens peu désirables entouraient Michael. Certains shows de tabloïds, comme ceux de Geraldo Rivera et Bill O’Reiley ont critiqué mon apparence. C’était mon baptême."

Au début, Michael était peu accessible. J’ai parcouru chaque libraire, chaque site internet pour trouver des livres et des articles sur la vie et le caractère de Michael. Je les ai tous lus, parfois deux fois. Mes rencontres avec lui ont confirmé mes soupçons contre ces charges. Il était d’une âme douce, gentille. Sensible, intuitif et créatif, il me paraissait inconcevable qu’il soit le monstre que ses ennemis décrivaient.

On a beaucoup parlé des accusations d’abus sexuels sur enfants. Mais on a peu parlé des autres charges. Ces accusations disaient que Jackson avait mené un complot pour emprisonner une famille, enlever les enfants et commettre une extorsion criminelle. Je peux vous assurer que Michael n’était pas capable d’imaginer un tel comportement. Mais plus je parlais avec lui des accusations d’abus sexuels, plus j’étais convaincu qu’ils faisaient partie d’un univers où l’occasion de se faire de l’argent était constant et créé par des charlatans.

Lors de ma première apparition au tribunal de Santa Maria, toute la famille Jackson est apparue habillée en blanc. Ils étaient unis, exquis et puissant dans leur message d'innocence. J’ai livré ma première déclaration aux médias concernant son innocence et mon respect pour l’auditoire et la communauté. Ma déclaration disait aussi que « les avocats ne souhaitaient pas devenir des célébrités. ».

Ces mots étaient destinés à changer l’atmosphère autour de la défense et, moins important, à faire des reproches au conseil précédent. Je n’avais pas aimé l’atmosphère de carnaval des précédents avocats défenseurs de Jackson. A mon avis, ils faisaient plusieurs fois de la publicité pour leur seul plaisir à être au milieu du cirque. Leurs déclarations publiques étaient, pour moi, égoïstes et amateurs. Michael et Randy Jackson étaient très méfiants envers eux. Mes commentaires un peu “anti-avocats” ont fait controverse.

Les procureurs avaient un énorme avantage. Deux grands jurés de Los Angeles et Santa Barbara avaient enquêté sur Jackson au début des années 1990. Un troisième jury d'accusation l'a accusé en 2004. Entre temps, le procureur Tom Sneddon a voyagé dans au moins deux pays, l’Australie et le Canada, recherchant des victimes. Le shérif du département de Santa Barbara avait fait un site web pour chercher des informations sur Michael.

Le juge du procès voulait perdre un peu de temps. La politique entourant la défense était terrifiante. De nombreux avocats, médiocres pour la plupart essayaient constamment de faire en sorte que Michael me sape. Les médias étaient comme un nuage de sauterelles, descendant constamment sur n'importe quelle faiblesse qu’ils auraient découverte ou créée. De nombreux efforts étaient faits pour me discréditer. D'anciennes petites amies m’ont appelé pour dire qu’elles avaient été approchées pour donner des informations douteuses. J'ai reçu des appels "de journalistes" présumés me promettant des faveurs pour des informations internes. La recherche du sensationnel des tabloïds était au summum.

Le procès était comme un carnaval. On faisait des montagnes pour un rien. Par exemple, Jackson s’est fait mal au dos un matin et est allé à l’hôpital. J’ai informé le juge Melville immédiatement. Sa réponse était claire : si Michael n’apparaissait pas immédiatement, la caution serait encaissée. Je lui ai demandé d’aller directement au tribunal, peu importe ce qu’il portait. Son bas de pyjama est devenu une fête médiatique. Mais, ils ne disaient rien sur le procès ou le verdict. Le président du jury m’a informé plus tard qu’aucun juré n’avait remarqué le pantalon de Michael. Ce cas a été caractérisé par le choc, la crise et la confusion.

À de nombreuses occasions, j'ai été convoqué à Neverland pour traiter des recherches, des controverses et de tout type de crises. Michael semblait toujours avoir un nouveau « gourou », conseiller ou avocat qui garantissait pratiquement d’un acquittement ou d’un rejet. C’était une véritable « mer d'imbéciles ». Mais l’effort fait pour gérer ces crises était une perte de temps.

Le procès a été caractérisé par des décisions légales litigieuses. Par exemple, le juge du procès a permis la chose suivante : On a permis à l'accusation de commencer en montrant un documentaire britannique grossier, qui prétendait que Michael était un pédophile. L'accusation a prétendu que c'était la preuve principale.

On a permis à l’accusation de présenter la preuve que Jackson avait été sujet à d’autres accusations d’abus sexuels sur enfants dans le tribunal civil. Les sommes réelles en dollars n'ont pas été admises (comme si personne ne les avait entendues !). On leur a aussi permis de présenter la preuve des soit disant « actes semblables » antérieurs d’abus sexuels sur enfants. On a permis aux procureurs de présenter une telle preuve, remontant à 10 années en arrière. Et la cerise sur le gateau, la cour les a autorisés à appeler la troisième partie des témoins qui ont vu les actes présumés, sans exiger que les prétendues victimes réelles apportent leur témoignage.

Pendant la réfutation de l’accusation, la cour a permis aux procureurs de simuler une interview de police à la victime présumée. Bien sur, c’était de l’ouïe-dire. La théorie de recevabilité, était que j’avais contesté le comportement de la supposée victime, et que l’enregistrement était prêt à être réfutée.

Comme une mesure de justice, Melville a permis à la défense de diffuser les « coupures » de l’interview du documentaire britannique. Dans ces entretiens, Jackson niait abuser d’enfants.
Cinq avocats ont témoigné. Trois ont été appelés par l’accusation, et deux par la défense. J’ai toujours cru que les avocats étaient les témoins les plus faciles pour déscréditer. Flattez-les, et les graines d’arrogances sont semées.

Dans ce procès, il y avait plus de bonnes journées que ce à quoi quelqu’un peut raisonnablement s’attendre. Mais le public n’a jamais vu à quel point les témoins de l’accusation ont été écrasés lors du contre-interrogatoire. La juge a imposé une loi de baîllonnement (pour les médias) que j’ai soutenu. Alors que cela permettait plus de flexibilité dans le tribunal, le procès a pu être facilement déformé par des experts intéressés.

Je suis souvent retourné dans mon duplex, allumé la télévision, et devenu furieux quand je voyais ce qui était annoncé. Assez souvent, d’anciens procureurs à New York décortiquaient le comportement des témoins. Leur théâtre manquait de substance et d’exactitude. J’ai toujours pensé que nous allions gagner. Mais les médias annonçaient le contraire total. Et, bien sûr, jaloux, des experts légaux passaient leur journée à critiquer mes performances.

Depuis le début, j’ai tout fait pour supprimer les questions raciales. J’ai immédiatement supprimé Nation of Islam du personnage public de Jackson et ai demandé que son père s'abstienne de faire des remarques sur les races dans les médias. C’était clair que Michael réunissait toutes les races. Malheureusement, certaines des médiocrités qui l'entouraient ont voulu profiter du conflit racial. C'était une source constante de tension.

Ma réaction à tout cela, c’était le stoïcisme et une existence semblable à l'ermite. Mon équipe vivait dans des appartements, loin des hôtels des médias, des bars et des restaurants. J’étais au lit à 19h30 et on le matin commençait dès 3h du matin. Notre personnel travaillait toute la nuit mettant à jour des livres de témoins et d'autres tâches. Comme ils avaient une clé de mon appartement, la porte s’ouvrait pratiquement toutes les heures, et les classeurs mis à jour apparaissaient miraculeusement dans ma cage d’escalier. On a vécu comme ça pendant 6 mois.

Depuis sa mort, je suis hanté par un coup de fil tardif de Michael qu'il m'avait passé un soir. Enfantin, adorable et terrifié, Michael me supplia de ne pas accepter que des enemies corrompus prennent part à ma prestation. Il paraissait si sceptique qu'un avocat puisse agir de façon véritablement honorable et professionnelle ! J'ai dû lui répeter plusieurs fois qu'il pouvait vraiment être assuré que mon expérience passée était plus constituée d'affaires de droit civil que des affaires d'Hollywood ! La célébrité la plus connue au monde n'était juste pas habitué à être représenté honnêtement et décemment...

Les 14 acquittements n'ont donc été qu'un juste retour des choses pour clore toutes les justifications juridiques déjà apportées. Cependant, j'écris ces mots avec le coeur lourd. Michael était l'une des personnes les plus gentilles, adorables que j'ai jamais rencontrées. Son doux rêve de soigner le monde grâce à l'amour, à la musique et à l'art contraste horriblement avec la barbarie avec laquelle il a été exploité. Le monde va tellement mieux grâce à lui... »


Source:linternaute.com

J'aime vraiment sa conclusion! I love you
Et je trouve cette phrase criante de vérité:La célébrité la plus connue au monde n'était juste pas habitué à être représenté honnêtement et décemment...
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Magali
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MessageSujet: Re: le point de vue de Tom Mesereau   24/10/2009, 00:51

merci In love je connaissais un peu ce récit pas aussi complet MJ a eu de la chance d'avoir un avocat aussi integre et très consiencieux pour son travail, prendre le temps de tout savoir sur lui au point de lire tout les livres ect.... fallait le faire
Quand je vois tout ce que je viens de lire, tout ce qu'il dit a propos des journalistes près a tout pour une infos et surtout négative , c'est répugnan cet avocat avait su bien cerner la personnalité de MJ
"....Il était d’une âme douce, gentille. Sensible, intuitif et créatif...."

_________________________________

Pour les fans, c'est culpabilisant de ne pas avoir pu empêcher la mort de l'artiste qu'ils aiment: de MJ tirer de sa biographie
YOUTUBE: http://www.youtube.com/user/HommageaMichaelJ
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MessageSujet: Re: le point de vue de Tom Mesereau   24/10/2009, 00:59

oui,il a l'air très professionnel,et aussi d'être un homme bien. cheers
Il a fait un travail considérable et admirable A Genoux ,et il a su résister à toutes les tentations ou aux attaques le concernant.C'est dingue de voir que même son entourage perso(ses ex-copines par exemple)a été sollicité. Shocked
Il a découvert malgré lui que le show-buisness et les médias,c'est pas facile à vivre No .Il a ainsi pu facilement se mettre dans la peau de Michael et comprendre le système dont il était victime pour mieux le défendre par la suite. Wink
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MessageSujet: Re: le point de vue de Tom Mesereau   Aujourd'hui à 12:41

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