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 Interview : John Branca, une figure clé dans l’histoire de Michael Jackson

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Magali
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MessageSujet: Interview : John Branca, une figure clé dans l’histoire de Michael Jackson   18/8/2009, 01:20

John Branca, une figure clé dans l’histoire de Michael Jackson


LOS ANGELES – Une semaine après la mort de Michael Jackson, on a fait venir son avocat et ami de longue date, John Branca, pour qu’il rencontre la famille du chanteur.
Il apportait avec lui le testament de la pop star et, dedans, la réponse aux questions qui les taraudaient : qui allait hériter des biens du Roi de la Pop ?
« C’était très difficile », se souvient Branca. « Il y avait beaucoup de membres de la famille présents, ses soeurs, la plupart de ses frères et sa mère, Katherine.
Il leur a annoncé trois choses : Katherine serait la tutrice des trois enfants de Michael et recevrait 40% de ses biens ; les enfants recevraient également 40%. Les 20% restants iraient à des associations caritatives non spécifiées au profit d’enfants.

Leur réaction semblait de bon augure pour les jours à venir. « Ils ont applaudi trois fois quand on leur a dit qui héritait des biens », raconte Branca. « Ils étaient enchantés ».
C’est l’une des raisons pour lesquelles Branca, l’un des deux administrateurs désignés par ce même testament, s’est dit surpris par l’opposition qui a suivi de la part des avocats représentant Mme Jackson. Son équipe légale a affirmé qu’elle devait bénéficier d’un « siège à la table » lors des négociations d’affaires au profit du patrimoine. Ils ont également envisagé de remettre en cause formellement le statut des administrateurs spéciaux, suggérant que des conflits d’intérêts et d’autres facteurs pourraient compromettre les qualifications de Branca et du co-exécuteur John McClain.

Aucun des deux hommes n’est inconnu de la famille Jackson. Avocat de la superstar de la pop pendant plus de vingt ans, Branca, 58 ans, a été le principal architecte de l’empire financier de Jackson, ayant négocié l’achat du catalogue musical des Beatles ; obtenu les droits des bandes master des chansons de Jackson lui-même ; et négocié l’achat du ranch Neverland de Jackson. McClain, un ami d’enfance de Jackson, a bâti une carrière musicale d’envergure pour la soeur de Michael, Janet, et est un cadre renommé dans une maison de disques.
Branca minimise tout conflit avec la famille Jackson.
« Tout va bien se passer », déclare-t-il calmement au cours d’une longue interview avec l’Associated Press.
Branca et McClain ont déjà recueilli l’approbation de la justice pour un contrat qui va rapporter 60 millions de dollars aux héritiers, grâce à un film réalisé à partir d’images tournées pendant les répétitions des concerts que Jackson aurait dû donner à Londres. Un livre a aussi été approuvé. Mais deux projets susceptibles de générer des millions de dollars, notamment un contrat pour commercialiser du merchandising Jackson, sont en suspens en raison d’objections soulevées par l’équipe de Mme Jackson.
« Nous approcherons les 100 millions de dollars de recettes si ces deux contrats sont approuvés par la justice », commente Branca. « C’est assez remarquable qu’au bout de six semaines en tant qu’exécuteurs testamentaires, nous ayons rapporté 100 millions de dollars aux héritiers ».

Petit prodige de la loi à l’époque où il a rencontré le jeune Michael Jackson, en 1980, Branca est maintenant considéré comme l’un des trois meilleurs avocats du pays dans le secteur du divertissement et comme un homme qui a généré des millions pour les Beach Boys, les Doors, Aerosmith, les Rolling Stones et d’innombrables autres artistes rock à succès. Il représente 28 membres du Rock & Roll Hall Of Fame.
« J’ai eu beaucoup de chance », avoue Branca. « Quand j’étais petit, j’avais cinq idoles et j’ai fini par toutes les représenter. Elvis était le n°1. Puis il y avait les Beach Boys, les Rolling Stones, les Doors et Michael et les Jackson 5″.
Au lycée, il jouait du synthétiseur, écrivait des chansons et a monté un groupe de rock, mais la musique n’était pas sa seule passion : son oncle était le célèbre lanceur des Brooklyn Dodgers Ralph Branca, qui est entré dans l’histoire du baseball lorsqu’il a servi la balle de ce qui est désormais connu sous le nom de « Shot Heard ‘Round the World », le home run de Bobby Thompson qui a coûté aux Dodgers leur victoire en National League en 1951.

Le père de Branca, qui a encouragé son intérêt pour la collection de cartes de baseball, est devenu membre de la commission athlétique de l’Etat de New York. A un moment donné, Branca possédait l’une des collections mondiales les plus extraordinaires de cartes de baseball, avec des pièces de grande valeur comme les cartes de Babe Ruth, Lou Gehrig, Ted Williams, Joe DiMaggio et, bien sûr, son oncle Ralph, dont il dit fièrement qu’il était l’un des deux porteurs de cercueil blancs lors de l’enterrement de Jackie Robinson (l’autre étant Pee Wee Reese).

Branca a passé son enfance à Mount Vernon, dans l’Etat de New York, mais a par la suite déménagé à Los Angeles avec sa mère, l’actrice Barbara Werle qui, par coïncidence, avait un rôle dans le film « Charo » de Presley. C’est durant ses études supérieurs au Los Angeles City College qu’il s’est spécialisé en musique mais il a rapidement réalisé qu’il n’était pas assez bon pour intégrer les plus grands groupes de rock.



A la place, il a suivi des études de droit, se lançant dans le milieu musical peu après avoir obtenu son diplôme à la Faculté de droit de l’université de Los Angeles. Il a commencé en organisant des tournées pour Bob Dylan, George Harrison et Neil Diamond.
« J’étais au paradis », se souvient-il. « Et puis, j’ai décroché un contrat avec les Beach Boys et j’ai commencé mon propre truc ».
Il s’est occupé du patrimoine de Presley pendant un moment mais en 1980, sa vie a changé lorsqu’un intermédiaire lui a demandé de rencontrer Michael Jackson.
« Michael avait 21 ans ou était sur le point de les avoir quand je l’ai rencontré et il n’avait jamais eu sa propre équipe légale », explique-t-il. « Off The Wall était sorti et remportait un gros succès ».

Ils se sont tout de suite bien entendus.
« Il m’a demandé ‘Est-ce que je te connais ?’ Ce sont des choses qui arrivent dans la vie, quand on se sent tellement à l’aise avec une personne qu’on a l’impression de la connaître déjà. La conversation en devient facile et le lien se crée sans difficulté ».
Il a brièvement rencontré les parents de Jackson et se souvient de Mme Jackson disant « Michae, je ne sais pas s’il est assez vieux pour être avocat ». Tous deux avaient entre vingt et trente et étaient sur le point d’entrer dans l’histoire du rock ‘n roll.
Branca a guidé Jackson pendant le succès phénoménal de l’album Thriller en 1982 et a négocié la réalisation du clip révolutionnaire de Thriller, ainsi que celle d’une vidéo montrant les coulisses de la réalisation du clip. Et contrairement à d’autres versions de l’histoire, il a affirmé que c’était l’idée de Michael d’acheter le catalogue des Beatles après que Paul McCartney ait déclaré à Jackson qu’il investissait en achetant le copyright de chansons célèbres.
« Michael m’a appelé et il m’a dit : ‘Branca, je veux acheter des copyrights’. Je lui ai dit ‘Très bien’. Il a acheté le copyright de chansons comme ‘Runaround Sue’ et ‘The Wanderer’, ainsi que l’oeuvre de Sly and the Family Stone ».
« Et puis le bon filon s’est présenté », poursuit Branca. « J’ai découvert qu’ATV était à vendre et j’en ai informé Michael. Il m’a demandé ce que c’était. Je lui ai répondu : ‘Tu ne vas pas le croire : 250 chansons des Beatles et le catalogue de Little Richard’. Il s’est mis à hurler au téléphone. A vrai dire, j’ai gardé un message génial qu’il m’a écrit. Il dit : ‘Branca, le catalogue est pour moi. Ne le perds pas en essayant de trop négocier’. J’ai encadré ce message ».
Avant d’enchérir, il m’a dit qu’il s’était renseigné auprès de la veuve de Lennon, Yoko Ono, de l’avocat et beau-frère de McCartney John Eastman, pour voir s’ils étaient intéressés. Ils ne l’étaient pas. Les enchères ont duré un an – l’un des enchérisseurs était l’industriel britannique Richard Branson – avant qu’il ne conclue le marché. En 1995, il l’a fusionné avec Sony pour créer l’un des catalogues les plus vastes du monde.

Au début de leur collaboration, Branca a aussi aidé Jackson a obtenir les droits de ses bandes master et a négocié l’achat du ranch Neverland, initialement proposé à la vente pour la somme de 60 millions de dollars, et qui a atteint le prix final de 17.5 millions, meubles inclus.
Ces contrats ont contribué à faire passer Jackson du statut de pop star fortunée à celui d’un homme extraordinairement riche, et a amené Branca à faire carrière en achetant et en vendant des biens musicaux (il a récemment négocié la vente du catalogue de Rodgers and Hammerstein pour la somme de 200 millions de dollars).
Mais la vie avec Michael n’était pas qu’une question d’argent, affirme Branca. Au départ, ils étaient amis, se rendant ensemble à Disneyworld, passant de bons moments au domicile de Branca. Jackson était témoin au premier mariage de Branca et avait amené avec lui son chimpanzé Bubbles, vêtu d’un petit costume. Little Richard était le pasteur.
« Sa personnalité », déclare Branca au sujet de la jeune superstar de la pop, « était contagieuse ».
En 1990, Jackson, en larmes, a annoncé à Branca qu’il voulait essayer de se faire représenter par quelqu’un d’autre ; même si Branca n’a pas voulu le confirmer, le fait que David Geffen, cadre dans une maison de disques et magnat d’Hollywood, ait convaincu Jackson que l’influence de Branca sur ses affaires était devenue trop important, a largement été commenté. La séparation a duré trois ans, période pendant laquelle Branca a travaillé avec d’autres artistes.
Branca est revenu en 1993, au moment où Jackson était poursuivi dans une affaire d’abus sexuels sur mineur qu’il a fini par régler à l’amiable.

Mais leur relation était différente.
« Plus tard dans sa carrière, il avait vraiment établi une séparation entre sa vie professionnelle et sa vie privée », explique Branca. « Ce n’est pas chose rare quand les gens vieillissent ».
Les liens de Branca avec Elvis allaient s’étendre à Jackson lorsqu’il a présenté la fille du King, Lisa Marie Presley, à Michael. Branca chérit un portrait des deux tourtereaux après leur mariage, signé par le couple et sur lequel Michael a écrit : « A John, le meilleur avocat de notre temps ».

En 1997, un testament a été réalisé pour Jackson, mais pas par lui, précise Branca. Il a confié cette responsabilité à un membre de sa société spécialisé dans les testaments et les trusts. Il a été refait en 2002 parce que l’un des enfants de Jackson n’était pas né au moment du premier. Branca explique qu’il n’a joué aucun rôle de conseil auprès de Jackson là-dedans, mais il savait que le chanteur ne voulait pas que ce soit un membre de sa famille qui gère son patrimoine. Jackson avait aussi le sentiment qu’il n’avait pas à se préoccuper de ses frères et soeurs, ajoute Branca.

En 2006, explique-t-il, sa relation avec Jackson a de nouveau connu une période trouble. La star écoutait un panel de conseillers de plus en plus étrange, des personnes qui se succédaient et qui, craignait Branca, n’avaient pas forcément pour objectif de fond de défendre les intérêts du chanteur.
« Il était entouré [par ces gens] et j’ai dû démissionner », explique-t-il. « Il ne m’a pas demandé de rester. J’ai démissionné à l’amiable ».

Et puis, un peu plus d’un mois avant la mort de Jackson, il a reçu un appel de l’ancien manager de Jackson, Frank Dileo.
« Michael veut que tu reviennes, lui a dit Dileo. « Il veut ton avis sur ce que tu peux faire pour lui, quels genres de contrats ».
Branca a ébauché un projet et a rencontré Jackson le 17 Juin au Forum, à Los Angeles, où le Roi de la Pop répétait pour son grand retour.
« Je ne l’avais pas vu depuis plusieurs années, explique Branca. « Nous nous sommes serrés dans les bras. Il m’a dit ‘John, tu es de retour’. C’était très émouvant. Je lui ai montré mes projets ».
Branca confie que c’était ce que Jackson voulait. Ca incluait un film réalisé à partir du concert, des livres et des contrats pour commercialiser du merchandising.
« Ce projet est exactement ce que John McClain et moi réalisons en ce moment pour ses héritiers », conclut-il.

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MessageSujet: Re: Interview : John Branca, une figure clé dans l’histoire de Michael Jackson   18/8/2009, 01:26

Une chanson inédite de Michael Jackson sur la bande originale de This Is It


Dans une interview accordée aujourd’hui par John Branca au Los Angeles Times, l’administrateur du patrimoine de Michael Jackson a déclaré que les revenus bénéficiant aux héritiers du Roi de la Pop allaient probablement doubler d’ici la fin de l’année, atteignant la somme de 200 millions de dollars (environ 140 millions d’euros). Il a précisé que le projet de film basé sur les images des répétitions de This Is It, les contrats pour la commercialisation de merchandising officiel et d’autres accords avaient à eux seuls généré 100 millions de dollars de bénéfices.


Ces revenus seront versés à un trust, qui profite à la mère de Michael Jackson, Katherine, à ses trois enfants (Prince, Paris et Blanket) et à des associations caritatives en faveur de l’enfance.
John Branca a également révélé qu’une nouvelle chanson de Michael Jackson serait incluse dans la bande originale du film « This Is It » en préparation chez Sony Pictures et dont la sortie est prévue le 30 octobre. Selon lui, l’artiste a laissé environ 60 chansons inédites susceptibles d’alimenter plusieurs albums dans les années à venir. Branca a affirmé que lui et John McClain (le second administrateur) n’avaient pas l’intention de se séparer des 50% du catalogue Sony/ATV que possédait le Roi de la Pop. Il ne pense pas que la relation avec Sony s’en trouve affectée.
Source : ElusiveShadow.com / Los Angeles Times

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